Le Comité d'entreprise a fait une commande de chêques vacances pour le personnel.
Ils sont disponible au C.E, vous pouvez venir les chercher aux heures d'ouverture.
« Alcatel avait une totale confiance dans les techniciens de Tourlaville pour l'activité de dépannage, explique Lionel Guillard. En parallèle, Cofidur, qui fabrique du matériel électronique, voulait mettre un pied dans le service après-vente, un domaine qu'ils ne connaissaient pas. C'était l'occasion pour le groupe français de se positionner sur ce créneau qui représentait environ 5 % de l'activité du site sous Sanmina. Et d'utiliser les compétences des salariés en place. »
30 à 40 techniciens
Cofidur doit recruter rapidement ses premiers techniciens. « Certains sont déjà arrivés. » Lionel Guillard estime que l'activité devrait rapidement monter en puissance « pour dépasser la quarantaine de personnes, afin de rattraper le retard pris ces derniers mois pour Alcatel ». Puis, à partir de la fin de l'été, l'effectif devrait se stabiliser autour de 30 à 40 techniciens. « Au départ, il semble qu'on leur fera signer des contrats à durée déterminée. On espère qu'ils se transformeront, à terme, en contrats à durée indéterminée. La commission de suivi y veillera. »
Le groupe Cofidur, « un groupe sérieux qui n'a jamais fermé d'usine », travaille déjà dans l'agglomération. Il est implanté à Querqueville, dans l'ancien site de la CIT Alcatel et y emploie une centaine de salariés. Le groupe se présente comme un « service industriel en sous-traitance électronique et en circuits imprimés », qui propose des compétences qui vont « de la conception à la fin de vie de circuits imprimés, cartes électroniques... en passant par la production et le service après-vente ». Il emploie près de 1 000 personnes, dont la majorité en France (Querqueville, Laval, Périgueux, en Ile-de-France, à Montpellier), mais aussi en zone de production à bas coûts (Tunis et Shanghaï en Chine). « Cofidur pourrait, à terme, transférer tout son matériel de production de Querqueville à Tourlaville », estime Lionel Guillard.
Gérald LEROUVREUR.
Ceci est une note de service émise ce jour par la direction de Sanmina, qui sera affichée chez Altédia,
Tourlaville, le 11 avril 2008
A l'attention des membres du Comité d'entreprise,
Nous avons pris connaissance de la menace d'action judiciaire pour délit d'entrave liée au fait que nous avons convoqué en urgence un comité d'entreprise pour le 11 avril 2008. Eu égard à cette menace, la réunion du CE qui s'est tenue le 11 avril 2008 est annulée.
Nous vous avions pourtant expliqué qu'en raison de l'urgence et des discussions sur l'ordre du jour, nous ne pouvions respecter un délai de trois jours alors qu'il était pourtant important d'obtenir rapidement un avis sur la venue de Cofidur.
La direction a beaucoup travaillé pour permettre à Cofidur de s'implanter sur le site et d'embaucher du personnel de Sanmina France licencié pour motif économique. Nous regrettons que ces efforts risquent d'être réduits à néant par l'attitude pour le moins peu responsable de la part de certains représentants du personnel.
La direction, qui souhaite donner toutes les chances à une implantation de Cofidur, va donc convoquer le CE pour une nouvelle réunion le mardi 15 avril 2008, et tentera de persuader Cofidur d'attendre l'avis du CE pour s'installer. Nous ne pouvons toutefois garantir la réaction de Cofidur.
La direction adresse copie de la présente à la Direction Départementale du Travail, et affichera la présente note à l'ensemble des salariés de la société.
Licenciements. Hier soir, les lettres de licenciements étaient à l'impression. Les salariés concernés, environ 250 personnes, devraient donc les recevoir en début de semaine prochaine.
Reclassement. La cellule de reclassement, installé depuis plusieurs semaines, va désormais fonctionner pleinement. Jusqu'à présent, elle avait reçu les curriculum vitae des salariés. Elle va désormais se consacrer au reclassement en lui-même. Par ailleurs, une commission de suivi va être mise en place, qui permettra de faire un point deux fois par mois, sur l'avancée des dossiers des salariés.
Réindustrialisation. Un contrat concernant le service après-vente d'Alcatel, a été signé avec Cofidur. L'entreprise d'électronique installée à Équeurdreville confirme donc sa volonté de regrouper ses activités dans une partie des ateliers de Sanmina. Quarante salariés seront embauchés. Les entretiens d'embauche ont démarré. Cette activité pourrait débuter dès la semaine prochaine. Mais il semble que les conditions d'occupation des locaux ne soient pas exactement définies. Le comité d'entreprise de Sanmina qui n'a pas été informé, ni consulté, a envoyé un courriel à la présidence pour connaître les conditions exactes de cette occupation, notamment en ce qui concerne la vente des locaux. « Nous avions proposé l'euro symbolique, mais cela n'a pas été retenu », note Lionel Guillard, secrétaire du CE. « Pourtant cette solution aurait eu le mérite de favoriser l'intérêt d'éventuels repreneurs. »
Repreneurs. Justement, en dehors de Cofidur, solution locale, les pistes explorées, notamment auprès de Thalès, ne semblent pas aboutir. Et cela malgré les multiples pressions et rencontres au plus haut niveau. Encore une fois, on pointe du doigt l'attitude de Sanmina, qui cherche à valoriser ses actifs, au détriment de projets industriels, qui pourraient être intéressés par une reprise partielle de l'entreprise. L'espoir est maintenant d'obtenir que les 10 000 m2 actuellement occupés par Sanmina, soient confiés à une société de portage, qui pourrait reconfigurer le site en fonction des besoins.
Thierry DUBILLOT.
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