Vendredi 7 mars 2008

Article  de la  presse  de la  Manche  samedi  17  Novembre 2007


       D'Hortson à  Sanmina 
   45 ans d'histoire industrielle



Avant Sanmina,  l'usine de  Tourlaville avait été Cherbourgeoise et  s'était appelée Hortson,  Thomson,  puis  Alcatel.   Flashback.

Pour  relancer  et  diversifier  l'économie locale, la municipalité Cherbourgeoise dirigée par Jacques Herbert avait concocté en 1960, un plan d'expansion économique visant à attirer à cherbourg de nouvelles entreprises. La première à mordre à cet hameçon est la firme Hortson, spécialisée dans la fabrication de projecteurs et de caméras pour le ciména, ainsi que dans le matériel électronique. Une usine une usine flambant neuve est construite au Maupas, dans la zone industrielle de batavia, et ouvre ses portes au début de l'année 1962. L'usine emploieune centaine de personnes et travaille pour des clients prestigieux tels que l'ORTF ou la télévision russe.

L'âge d'or

Début 1970, la firme Hortson est absorbée par le groupe Thomson. Pas de soucis majeurs pour l'usine cherbourgeoise, rebaptisée Thomson-CSF Audiovisuel, et qui commence à se spécialiser dans la production de systèmes de télévision en circuit fermé. Un bon filon pour l'usine locale qui fournit en caméras de surveillance des clients aussi prestigieux et divers que le RER parisien, le tunnel du Mont-Blanc ou les grottes de Lascaux ! Parallèlement, la production de l'usine cherbourgeoise se diversifie encore en fabriquant des caméras médicales, entravaillant sur les circuits électroniques de terminaux d'ordinateurs ou en intervenant en sous-traitance pour les CMN et l'arsenal (raccordement des systèmes d'armes des trois premiers SNLE de type Redoutable). En 1976, le site cherbourgeois absorbe la production de dispositifs électroniques pour faisceaux hertziens, qui va devenir sa spécialité. Nouveau sommet en 1979, avec la fabrications des radars équipant les Mirage F1 et les Etendard de l'armée de l'air : l'usine emploie alors 260 personnes.
Le rapprochement de Thomson avec Alcatel en 1984 ne porte pas ombrage à l'usine Cherbourgeoise, qui déménage même de ses vieux lacaux du Maupas (maintenant occupés par le pépinière d'entreprises) au début de l'été 1987, pour emménager dans une nouvelle usine de dix mille mètres carrés à Tourlaville
(l'actuelle usine Sanmina). Renforcement de l'atelier électronique, nouvelle chaîne de fabrication de relais mobiles pour la télévision, arrivée d'un atelier de traitement de surface en mécanique: l'usine tourlavillaise tourne à plein régime (plus de 400 salariés) pendant une dizaine d'années grâce à des contrats signées par sa maison mère avec l'Ilalie, l'Espagne, la Belgique ou encore l'Argentine, France Télécom ou industries de défense nationale.

La chute

En 2001, Alcatel entreprend une vaste opération de restructaration interne visant à se séparer de la plupart de ses usines. Spécilisée dans un domaine très pointu, l'usine Tourlavillaise (qui représente 17 % de production mondiale des faisceaux hertziens de petite et moyenne fréquence) est très convoitée par plusieurs repreneurs. Après plusieurs mois d'inquiétude, c'est finallement l'américainSanmina qui l'emporte en mai 2002. Sanmina s'est engagé à ne pas licencier. Et de son côté, Alcatel a promis des contrats aux américains. Quatre ans plus tard, la manne Alcatel se ferme, bouchant du même coup les perspective économique de l'usine Tourlavillaise. pendant un peu plus d'une année , l'usine et son personnel nagent dans l'incertitude. Au début 2007, on sait à quoi s'en tenir puisque l'usine Thailandaise faisant aussi partie du groupe Sanmina, fabrique exactement les mêmes produit que son homologue de Tourlaville, mais évidement pas au même prix. Même motif, même punition avec une autre usine Sanmina, celle-ci installée en Hongrie, qui c'est vue réattribuer un marché initialement décroché par Tourlaville. Dans l'usine du boulevard de l'est, la tension monte entre le personnel et la direction, tandis qu'on annonce la liquidation rapide de tous les contrats en CDD. Fin août, le responsable Europe de Sanmina rend son verdict : "Si d'ici un mois, un nouveau client n'est pas trouvé, il faudra prendre des dispositions". Au mois d'octobre dernier, on annonçait une année 2008 noire, avec un chiffre d'affaires prévisionnel de 36 millions d'euros. Il y a deux ans, ce même chiffre était de 123 milloins d'euros

Frédéric PATARD, article paru dans la presse de la Manche samedi 17 novembre 2007

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Vendredi 7 mars 2008

Voir  l'article de presse  de  Ouest-France , paru  ce jour,  samedi  17  novembre


www.cherbourg.maville.com/actu/actudet.php?abo=176273&serv=21&idDoc=467942&idCla=dep

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Vendredi 7 mars 2008

A voir dans la presse de la Manche, de ce jour, samedi 17 novembre, les articles page 3.
Notamment l'article :


      D'Horton à Sanmina
45 ans d'histoire industrielle

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Vendredi 7 mars 2008

Tourlaville le 16 Novembre 2007

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE :

 

 

 

Aujourd’hui, s’est tenu un C.E extraordinaire à la demande de la direction.

 

A la surprise des élus du C.E, le Président, Jim Ferguson était absent.

 

Il avait envoyé la veille (le 15/11/2007 à 15h38) un courrier donnant délégation de pouvoir à Thierry Luchard, responsable des opérations.

 

Le C.E constatant que le Chef d’Entreprise n’a pas daigné se déplacer pour présider une réunion où doit être évoqué l’avenir de la société et des ses salariés, déplore le mépris qui est ainsi manifesté à l’égard du personnel de Cherbourg et de ses représentants.

 

Le C.E demande que, sur un sujet aussi crucial que la fermeture annoncée du site, le C.E soit désormais présidé par Jim Ferguson qui a seul le pouvoir d’engager l’entreprise, de prendre des décisions en son nom et d’amender le projet au vu des propositions que le C.E sera amené à exprimer au cours de ses consultations.

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Vendredi 7 mars 2008

CHERBOURG DEMAIN ?
                
Le Nord Cotentin après demain

 Sanmina : Cessation d'activité, quelles conséquences pour l'agglomération?

Pertes de revenus pour la Communauté Urbaine, Sanmina étant le 2ème contributeur en terme de taxes professionnelles. Donc augmentation probable de vos impôts.

Pertes de revenus pour les commerces déjà bien fragilés. Donc baisse des revenus et charges en hausse pour ceux-ci

Pertes de revenus pour les institutions publiques. Donc des écoles en moins, des services réduits dans les hôpitaux et autres organismes sociaux.

pertes d'opportunités pour vosjeunes qui cherchent des stages en entreprise, des formations qualifiantes ou un travail.

Pertes de charges pour les écoles techniques comme IUT, l'école d'ingénieur, les lyçées qui touchent une taxe d'apprentissage de Sanmina.

Pertes de charges pour l'ensemble des entreprises sous-traitantes qui pour certaines risquent de disparaître, exemple SEHMO, LOGIC, CEGELEC...

SANMINA disparaît, c'est le début d'un cercle vicieux qui verra tous vos emplois disparaître

                      Cherbourg Ville Forte

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Vendredi 7 mars 2008

reportage sur France3 Basse-Normandie le mardi 13 novembre édition du 19/20

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c14a_1920&video_number=
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Vendredi 7 mars 2008
Extrait de l'article paru dans l'Ouest-France du 12 novembre

Sanmina retarde le départ. À 15 h 45, la course de la populaire a été retardée de 10 minutes par l'intersyndicale Sanmina Tourlaville. « Nous craignons que Sanmina annonce la semaine prochaine, la fermeture du site. Le rendez-vous de lundi entre le directeur Jim Ferguson et le préfet, puis d'autres rendez-vous successifs nous le font déduire. Par notre mobilisation nous voulons faire réagir les pouvoirs publics et faire prendre conscience à la population des répercussions. Si Sanmina ferme ses portes, il y aura des pertes de revenus pour la Cuc, Sanmina étant le 2e contributeur en terme de taxes professionnelles et donc une augmentation des impôts », défend Guy Guccione, délégué syndical CFDT.

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Vendredi 7 mars 2008


Tourlaville le 9 novembre 2007

 
Lettre ouverte à Monsieur Sarkozy, Président de la République :
 

Nous ne voulons pas forcément travailler plus, nous voulons juste travailler !

 

Monsieur le Président,

 

Nous vous interpellons par voie de presse pour vous demander de respecter vos engagements pris lors de votre campagne électorale.

 

Vous défendiez « la valeur du travail qui est une condition de la liberté et de la dignité. »

Que nous restera-t-il quand nous n'en aurons plus, notre entreprise étant menacée de fermeture imminente?

 

Contre les délocalisations vous aviez promis « une politique industrielle pour garder nos usines.»

Où en est-elle aujourd'hui ?

Demain il sera trop tard !

Notre charge de travail a été délocalisée dans les pays à bas coût.

 

Vous aviez dit qu' « il est possible et utile de se battre pour notre industrie ».

C'est ce que font les salariés de Sanmina Cherbourg !

Mais vous Monsieur le Président, que faites vous pour eux ?

 

Le chef de votre cabinet a répondu le 15 octobre à notre courrier, nous disant que votre « emploi du temps était chargé et que nos préoccupations avaient été signalées à Madame Lagarde ».

Le premier ministre nous a également écrit le 11 octobre pour nous dire qu'il avait « demandé en particulier à Madame Lagarde d'assurer un suivi très attentif à ce dossier ».

Or, lors des questions au gouvernement posées au Sénat par Jean-pierre Godefroy, Sénateur de la Manche, c'est Bernard Laporte Secrétaire d'Etat aux sports qui a répondu aux questions posées à Madame Lagarde !

Quel mépris de la part du gouvernement face à une situation qui mettra plus de 600 familles dans la détresse!

 

Aussi, lors de la campagne électorale, dans votre programme, vous écriviez : « on nous faisait croire que l'état ne peut intervenir parce que la mondialisation a anéanti le pouvoir des états ».

Vous n'acceptiez pas que : « au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société ».

Nous non plus !

Pourtant aujourd'hui c'est exactement ce que nous subissons !

 

Nous vous demandons Monsieur le Président, de passer de la parole aux actes !

 
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Vendredi 7 mars 2008

Article paru dans La presse de la Manche, vendredi 9 novembre 2007


Les représentants des salariés de Sanmina sont convoqués à un comité d’entreprise extraordinaire le 16 novembre. Ils craignent que leur direction leur annonce ce jour-là, la fermeture du site de Tourlaville et un plan social.

 

Hier après-midi, l’intersyndicale CGT, CFDT, FO et CFE-GCG a réuni une partie des trois cents salariés en CDI et des Quarante intérimaires de l’entreprise Sanmina à la salle de l’Europe.

Les délégués avaient un certain nombre de nouvelles inquiétantes à leur annoncer. « Nous avons appris aujourd’hui que le patron Jim Ferguson ne viendra que mardi prochain et que le CE extraordinaire que nous avons demandé n’aura lieu que le vendredi 16 novembre. La direction veut ajouter des questions à l’ordre du jour… » Les syndicats craignent que ces questions ne concernent un plan social et la fermeture du site.

Un autre signe les alerte, en effet : « Sanmina s’est engagé à prendre contact avec un représentant du ministère de l’industrie avant toute décision, or mardi le directeur pour l’Europe de Sanmina a un rendez-vous téléphonique avec un représentant du ministre ! Tout concorde. Nous allons vers annonce douloureuse ! »

 

« C’est nous les derniers ! »

Il faut dire que l’entreprise n’a pas trouvé de nouveaux clients. « On a le sentiment en fait qu’ils n’ont jamais cherché car il continuent de nous retirer de la charge de travail. Et puis, on a appris que des représentants de Thalès Avionic sont en Thaïlande chez Sanmina Thaïlande!» Tourlaville a peu de chances de récupérer ce client.

La fermeture du site de Tourlaville et la délocalisation de son activité en Chine, en Hongrie ou en Thaïlande, là où Sanmina compte des usines, semblent pour beaucoup déjà acquis. « Ils ont fermé les sites de Grenoble, de Châteaudun et de l’Isle d’Abeau. C’est nous, le dernier ! »

Derrière les syndicats qui ont reçu le soutien hier du député-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve et du maire de Tourlaville André Rouxel, beaucoup de salariés veulent se défendre. «  Nous allons durcir le mouvement. Sarkozy a fait des promesses pour garder nos usines, pour empêcher les délocalisations. On attende des actes !»

 S.J.V.
 
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Vendredi 7 mars 2008


Jeudi 8 novembre 2007 à 17 H 30

Salle de l'Europe

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Réunion débat

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La présence de l'ensemble du personnel est indispensable

Messieurs Cazeneuve, Godefroy et Rouxel interviendront en fin de réunion


Préparez vos questions, remarques, suggestions

Point Presse à 19 H 00

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