Vendredi 7 mars 2008

Intervention du sénateur Jean-Pierre Godefroy au sénat 

Entreprise Sanmina de Tourlaville

M. Jean-Pierre Godefroy. - Je dois d'abord avouer ma surprise de constater que vaous allez, monsieur le secrétaire d'état, répondre à ma question. Elle s'adressait à madame la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, dont je souhaitais attirer une nouvelle fois l'attention sur la situation de l'entreprise Sanmina de Tourlaville, dans le département de la manche. je regrette qu'elle ne soit pas là pour me répondre directement, d'autant plus que nous avons été reçus plusieurs fois par son cabinet, ce qui montrait l'intérêt porté à notre dossier.

Sanmina, entreprise spécialisée dans l'électronique hyperfréquence, travaille principalement comme sous-traitant de groupes de télécommunications, d'avionique, etc...et notamment Alcatel-Lucent et Thalès. Cette entreprise, autrefois établissement d'Alcatel-CIT, a été cédée en 2002, au groupe Sanmina avec un contrat d'excusivité de quatre ans. Depuis fin 2006, ce contrat d'exclusivité qui liait le groupe devenu Alcatel-Lucent à l'établissement de Tourlaville est arrivé à son terme et une partie de la production a été délocalisée vers la Hongrie et la Thaïlande où les coûts de main-d'oeuvre sont moins élevés et cela, prédend le responsable européen de la société, à la demande des clients.

Sur le site de Tourlaville, la situation est tendue : 600 familles, tous contacts de travail confondus, sont menacées puisque, avant la fin de l'année, le groupe Sanmina doit décider s'il ferme la totalité ou une grande partie du site après avoir déjà démantelé les sites de Grenoble, de Châteaudun et de l'Isle d'Abeau. Le seul moyen de pérenniser l'établissement de Tourlaville serait de trouver de nouveaux marchés dans sa spécialité, notamment près des entreprises où l'Etat détient une part importante du capital.

Les conséquences d'une telle fermeture seraient désastreuses pour le Nord-Cotentin après la fin du grand chantier de la Hague, la restructuration de l'arsenal de Cherbourg, l'arrêt des activités de Toyota, l'arrêt des lignes transmanche de P&O ou encore les difficultés des Constructions Mécaniques de Normandie. Les collectivités locales se sont engagées à soutenir la modernisation du site pour éviter une telle situation mais je vous demande d'insister auprès de Mme Lagarde pour qu'elle aide l'entreprise à trouver de nouveaux clients comme Thalès dont l'Etat posséde une partie du capital. Où en sont les démarches engagées par Mme la Ministre, la réunion du 30 octobre à son cabinet ayant fait naître de vives inquiétudes ?

M. Bernard Laporte, secrétaire d'Etat chargé des sports. - L'usine Sanmina-SCI de Cherbourg, représentant un peu plus de 300 emplois en CDI, traverse une phase délicate puisque son plus gros contrat avec le client historique Alcatel est arrivé à son terme. La pression des clients sur les prix pousse l'entreprise à délocaliser certaines productions vers des sites où la main-d'oeuvre est moins chère.

Depuis plusieurs semaines, le cabinets de Mme Lagarde a multiplié les contacts avec les dirigeants du site de Tourlaville et du groupe Sanmina-SCI, les élus et les représentants des salariés. Toutes les voies sont explorées pour diversifier le portefeuille client de l'entreprise et maintenir le site en activité. Des contacts ont été pris avec des donneurs d'ordre potentiel et ce dossier fait l'objet d'un suivi attentif de la Ministre, en relation avec les élus locaux.

M. Jean-Pierre Godefroy. - Le 15 octobre, le chef de cabinet du Président de la République nous a dit que celui-ci était déterminé à encourager une politique dynamique pour éviter les délocalisations. Ce souhait doit être exaucé. Je suis inquiet car j'ai appris qu'une réunion doit se tenir du 7 au 9 novembre entre Thalès et le groupe Sanmina Thaïlande au sujet des mêmes productions que celles que réalisent le site normand. Je suggère qu'une table ronde, sous l'égide du ministère, réunisse tous les clients potentiels car il serait regrettable que Thalès favorise une délocalisation.

 

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

Article paru dans la presse de la Manche, le 31 octobre 2007

Elus et responsbles syndicaux de Sanmina ont eu un nouveau rendez-vous, hier après-midi, au ministère de l'économie, des finances et de l'emploi. Mais l'état n'a pas pu imposser aux entreprises dont il est actionnaire de dégager de la charge pour aider l'entreprise  tourlaville.


"il y a entre les conseillers de la ministre, les délégués syndicaux et les élus une inquiétude partagée quand  à l'avenir de l'usine de tourlaville " obsevais hier soir  Bernard cazeneuve, à l'issue de la deuxième  réunion au  ministère de l'économie, des finances et de l'emploi. " Nous avons insistés sur la situation tendue de l'entreprise , de plus en plus tendue même faute de visibilité sur le plan de charge. il faut vraiment que la direction annonce sa stratégie industrielle "  ajoute t'il.
Une nouvelle réunion avec les pouvoirs publics et la direction de l'entreprise devrait avoir lieu prochainement.
" Pour l'état, ce sera l'occasion de rappeler les régles de droit social et sa volonté de trouver une réponse industrielle ", insiste le député. sauf qu'en la matière, les démarches engagées auprès d'entreprises dont l'état est actionnaire - Thalès - Sagem - Alcatel ... et qui pourraient amener une charge supplèmentaire à l'établissement de Tourlaville sont restés sans réponses.
" Nous sommes déçus, confies d'ailleurs hier soir l'intersyndicale, nous n'avons aucune nouvelle de commandes évntuelles.  La charges reste correcte jusqu'à la fin de l'année. Mais d'un chiffres d'affaire de 125 M€ en 2006, puis de 84 M€ en 2007, nous passons l'an prochain à une prévision de 36 M€. Autant dire que cela ne se présente pas très, très bien. "
Bernard cazeneuve a néanmoins confirmé au ministère la volonté des collectivitées territoriale une solution industrielle avec des investissements pour une salle blanche par exemple. " A condition que Sanmina pérennise le site ", présice t'il. Il se retourne aussi sur l'ancien propriétaire de l'usine, " il est peur-être temps de demander des comptes à Alcatel. Ce groupe a voulu tout miser sur la recherche et le dévellopement. Mais que reste t'il des emplois dans les usines qu'il a vendues ?. "
Du côté des salariés, on veut " continuer le combat pour rester debout ". " Notre carnet de commandes n'est pas suffisamment important. Au ministère, on nous si l'usine ferme on nous aidera pour le reclassement. Au milieu, il y a quand même Sanmina ". rapelle l'intersyndicale. Une réunion du comité d'entreprise doit d'ailleurs avoir lieu ce matin. Avec peut-être des éléments de réponses.

JL

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

Article paru dans l'Ouest-France le samedi 27 octobre 2007


les salariés redoutent la fermeture de l'usine de fabrication électroniques située à Tourlaville.
Ils interpellent les politiques.

Deux bus, une quinzaine de voitures...Venus de Tourlaville, les salariés de Sanmina avaient fait le déplacement en nombre hier à Caen. En intersyndicale ( CGT - CFDT - FO - CFE-CGC ), une centaine des 300 salariés de l'usine ont manisfestés devant le conseil régional où se tenait une assemblée plénière. Ils craignent une fermeture et interpellent les collectivitées locales.
Vendue en 2002 par Alcatel à l'américain Sanmina, l'usine est spécialisée dans la fabrications électronique hyperfréquence ( radars civiles, avionique ). A l'origine de ses difficultés : " Certaines productions ont été délocalisées, en Hongrie et en Thaïlande ", explique un technicien en blouse blanche. " Sans nouveaux clients, la direction nous a fait comprendre que l'on fermerait " , ajoute un autre.


" Cynisme complet "

Les salariés demandent aux élus d'intervenir auprès du gouvernement pour que celui ci, à son tour, fasse pression sur les donneurs d'ordres comme THALES. Afin que ces entreprise passent des commandes supplèmentaires à Sanmina tourlaville. Une soixantaine de commune de la manche ont déjà votés une motion en ce sens. la région devait faire de même hier soir. Dès l'arrivée des manisfestants, Philippe Duron, président du conseil régional, est sorti discuter avec eux, les assurant de " tout le soutien " de la collectivité. Il a dénoncé " des comportements complétement financiers " de la part des grands groupes, " qui ne prennent en compte ni l'intérêt des territoires, ni ceux des salariés ". IL s'insurge contre " un cynisme complet " . Tandis que Christophe Ziakovic ( FO ) fait relarquer que " la marge d'exploitation " de Sanmina est bonne. Délégué CGT, Jean-Luc Postel rebondit " Avant la présidentielle, Sarkozy a dit qu'il lutterait contre les délocalisations "    
Hier, des salariés avaient posé des RTT pour venir à Caen. " on veut du boulot, pas donner du grain à moudre à notre direction avec une grève ". Une délégation a ensuite été reçue à l'abbaye-aux-dames par Jean-Karl Deschamps, vice président, et Philippe Duron, qui a fait servir du café aux manifestants restés dehors.
Lundi, les salariés doivent rencontrer Jean-François Legrand, président du conseil général de la Manche.

  Virgine JAMIN

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE INTERSYNDICALE SANMINA CHERBOURG-TOURLAVILLE

 

 

Tourlaville le 16 octobre 2007

 

 

Aujourd’hui se déroule le procès entre les ex-salariés de Sanmina de l’Isle d’Abeau, le Groupe Sanmina et Hewllet Packard.

 

Après les fermetures successives des 3 autres sites français de Sanmina : Grenoble, Châteaudun, L’Isle d’Abeau, notre site de Sanmina Cherbourg Tourlaville est en train de subir le même sort.

 

Effectivement en 2002 nous avons également été vendus sous l’article 122-12 par Alcatel à Sanmina pour soit disant diversifier notre production. 

 

Aujourd’hui, après la délocalisation de la majeure partie de notre production vers les usines Sanmina implantées dans les pays à bas coût, de lourdes menaces de fermeture planent sur notre site.

 

Nous n’excluons pas de suivre la même démarche juridique que nos collègues de l’Isle d’Abeau, mais cette fois-ci contre Alcatel et Sanmina.

 

Pour toutes infos complémentaires :

http://sanmina.over-blog.com

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Vendredi 7 mars 2008

Article paru dans la presse de la Manche Dimanche 14 Octobre 2007



323 salariés de l'ancienne usine Hewlett Packard (HP) de l'Isle d'Abeau (Isère), vendue en 2002 à la société Sanmina, qui avait fermé le site en 2005, attaquent lundi devant le conseil des Prud'hommes de Vienne (Isère) HP et Sanmina pour licenciements abusifs. 323 salariés de l'ancienne usine Hewlett Packard (HP) de l'Isle d'Abeau (Isère), vendue en 2002 à la société Sanmina, qui avait fermé le site en 2005, attaquent lundi devant le conseil des Prud'hommes de Vienne (Isère) HP et Sanmina pour licenciements abusifs.

Les salariés ont entrepris chacun une action individuelle, comme le requiert la juridiction prud'homale, et le procès qui se déroulera lundi à partir de 14H00 dans un gymnase de la ville pourrait durer deux ou trois jours.

L'usine HP de l'Isle d'Abeau, qui employait 500 salariés à la fabrication d'ordinateurs PC ou de serveurs destinés à la clientèle professionnelle en Europe, avait été vendue au printemps 2002 à une société américaine, spécialisée dans la sous-traitance informatique, Sanmina-SCI.

Au moment de la vente, le responsable de la stratégie industrielle de HP, Xavier de Montgros, avait assuré qu'il n'y aurait pas de licenciements mais avait ajouté que le sous-traitant "devait améliorer la compétitivité de l'usine, notamment en servant d'autres clients".

Trois ans plus tard, Sanmina, qui n'avait jamais réussi à obtenir pour son son site isérois des commandes d'autres clients, invoquait "la concurrence des pays d'Europe de l'est et de l'Asie" et décidait de fermer l'usine.

"Nous poursuivons ces deux firmes pour usage abusif de l'article 122-12 sur les cessions d'entreprises qui stipule que nous aurions du être repris avec les mêmes contrats de travail et les mêmes avantages, ce qui n'a pas été le cas", a indiqué Georges Muratore, délégué syndical CGT.

"D'autre part le repreneur aurait dû être une entité propre, par exemple avoir son propre service commercial, ce qui n'était pas le cas", a-t-il ajouté précisant que chaque salarié demande une moyenne de 30.000 euros de dommages et intérêts.

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

Mesdames, Messieurs,

 
 
 

Comme beaucoup, et pour ne pas dire toutes les industries du secteur électronique, notre usine de Sanmina Tourlaville est confrontée à des menaces lourdes qui pourraient aller jusqu'à la fermeture de notre site.

 

Celui-ci n’a pas échappé à la casse industrielle. En 2002 Alcatel a bradé notre usine à Sanmina, qui, aujourd’hui, au détriment des salariés a gardé les contrats, le profit, et a transféré les produits et nos méthodes de travail dans des pays à bas coût.

 

Aujourd’hui restent des salariés, un savoir faire, des murs… mais plus de clients, enfin, plus assez selon notre direction pour maintenir l’emplois des 303 C.D.I et des 200 intérimaires qui travaillaient encore récemment sur le site !

 

La cause de ce massacre dans l’industrie française et européenne de l’électronique, est le pillage organisé par certains trust américains. Ceux-ci ont saisi l’occasion en or tendue par Serge Tchuruk, ex PDG d’Alcatel, qui a eu l’idée ‘ lumineuse’ du concept de« l’entreprise sans usines ! »

 

Après le secteur des mines, de  la sidérurgie, du textile, de la construction navale aujourd’hui c’est le secteur de l’électronique de pointe qui est touché de plein fouet a un rythme jamais égalé.

 

Quel travail restera t-il pour nous et les générations futures ?

 

Qu’adviendra t-il du financement de la Communauté Urbaine de Cherbourg, Sanmina en  étant le 2ème contributeur ?

 

Nous comptons sur vous, nos élus, pour alerter les pouvoirs publics sur les lourdes conséquences sociales et économiques probables, en faisant pression sur notre gouvernement et les institutions européennes, afin qu’ils prennent les mesures efficaces qui s’imposent.

 

C’est pourquoi, nous vous remercions de voter aujourd’hui, une motion pour soutenir notre action et de la transmettre au ministère des finances de l’industrie et de l’emploi.

 
par intersyndicale
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