L’intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC ainsi que l’ensemble des salariés de Sanmina France SAS vous remercient
d’avoir répondu massivement à cette manifestation.
A notre demande, notre député rencontre en ce moment même, un représentant du ministère des finances et de l’industrie afin de lui remettre une pétition forte à cette heure de 3
400 signatures et faire pression auprès de l’Etat qui est actionnaire de Thalès pour l’inciter à maintenir la charge de travail sur le territoire Français et notamment sur notre bassin
d’emploi.
Notre entreprise qui était à l’origine un établissement d’Alcatel CIT, spécialisée dans le domaine de l’électronique hyperfréquence, a été cédée à Sanmina en mai 2002 avec un contrat
d’exclusivité de quatre ans.
Au terme de ces quatre années, un nouveau contrat à été signé fin 2006 entre Alcatel devenu Alcatel-Lucent et le Groupe Sanmina.
Ce qui signifie que le Groupe Sanmina peut décider de faire fabriquer la production sur un site Sanmina de son choix et notamment dans les pays dits "à bas coûts" . C’est ainsi que
Sanmina à dépouillé le site de Tourlaville en transférant la charge en Thaïlande et en Hongrie. Dans le même temps, Alcatel a monté une chaîne de production identique à la notre pour son usine
Chinoise implantée à Shanghai.
Ce scénario semble vouloir se répéter pour le client Thalès, ce qui sonnerait le glas pour le site de Tourlaville.
Face à ce pillage industriel et le risque croissant pour les salariés de perdre leurs emplois, l’intersyndicale CGT, CFDT, FO et CFE-CGC a décidé de réagir face aux conséquences désastreuses pour
le Nord Cotentin sur le plan économique et social. Nous devons faire prendre conscience aux pouvoirs publics des problèmes liés aux délocalisations.
Notons que Sanmina est la deuxième entreprise de la Communauté Urbaine de Cherbourg au niveau de la taxe professionnelle et sa fermeture engendrerait un manque à gagner important.
Les salariés de Sanmina Tourlaville refusent de subir le même sort que leurs collègues de Grenoble, de Châteaudun et de l’Isle d’Abeau qui ont été confrontés à la fermeture de leurs sites
respectifs.
Jeudi dernier, nos responsables Européens ont informé les salariés ainsi que les pouvoirs publics qu’il y a urgence à trouver de nouveaux clients avant la fin du mois de septembre auquel
cas, des mesures devraient être prises.
L’ensemble des salariés de Sanmina a donc décidé de se mobiliser et de mettre tout en œuvre pour sauver les 304 emplois en CDI, les 200 emplois intérimaires en moyenne ainsi que les emplois des
sociétés telles que LOGIC, CEGELEC, SANITERM, VERITAS, ISS, SEHMO, ACTP, ENDEL, AES, EURIWARE, EUREST et bien d’autres.
Un courrier a été envoyé à monsieur le Président de la république mais celui-ci n’a pas daigné répondre pour l’instant.
Les salariés de Sanmina espèrent que le problème lié aux délocalisations devienne une cause nationale afin que la France ne soit pas un désert industriel.
Merci.
par Inter Syndicale