Lundi 10 mars 2008

Représentants du personnel
SANMINA France                                              
260 rue des noisetiers
50110 Tourlaville
                                                                                             
 
 
 
 
                                                                            Monsieur le Préfet de la Manche
 
                                                                            3 Place de la Préfecture
                                                                      
                                                                             50000 SAINT-LO
 
 
 
                                                                            Tourlaville, le 6 mars 2008
                                                                                                  
 
 
            Monsieur le Préfet,
 
            Vous connaissez la situation critique dans laquelle notre entreprise se trouve.
            Nous sollicitons votre aide afin qu’une délégation des représentants du personnel de l’usine Sanmina puisse rencontrer Monsieur le Président de la République lors de sa visite à Cherbourg le 21 mars.
            Nous souhaitons aborder avec lui, le sujet de la ré-industrialisation du site qui présente un caractère urgent.
            Après avoir subi la délocalisation de notre production vers les pays dits à bas coûts, nous voulons solliciter son aide pour intervenir auprès des donneurs d’ordre français afin de maintenir un maximum d’emploi sur notre site. Nous savons, de par ses déclarations, qu’il attache beaucoup d’importance au maintien du tissu industriel sur le territoire national.
Nous pensons qu’il peut jouer un rôle important car nous avons besoin qu’une solution se concrétise avant la fin du mois de mars, où les premières notifications de licenciement devraient intervenir.
            Nous mettons l’accent sur le fait que si nous ne pouvons obtenir de continuité de production, les chances de réussite des projets actuels de ré-industrialisation seraient irrémédiablement compromises.
 
            Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations les plus sincères.
 
                                                                                  Pour les représentants du personnel,
                                                                                  Lionel Guillard,
                                                                                  secrétaire du comité d’Entreprise
 
 
 
Copie à Monsieur Bernard Cazeneuve
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Samedi 8 mars 2008

La prochaine réunion extraordinaire du comité d'entreprise sur le déroulement du Livre 3 est prévue
le Mercredi 19 mars
par intersyndicale
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Samedi 8 mars 2008

Le Blog a été restauré de presque tout ses articles et ceci grâce aux sauvegardes faite par un abonné de la Newletter.

je tiens donc à remercier, Jean-Pierre militant syndical CFDT à Thalès Ymare.
par intersyndicale
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Samedi 8 mars 2008

Article paru dans la presse de la Manche samedi 16 février 2008 

Les trois cents salariés de l’usine Sanmina de Tourlaville attendent avec résignation les lettres de licenciement prévues le 1er avril, cent vingt personnes sont mises en disponibilité à leur domicile.


Chronique d’une mort annoncée. L’ambiance est évidement morose dans les ateliers de l’usine Sanmina de Tourlaville. « Les salariés attendent avec résignation que ça se passe ; ils savent que chaque jour nous rapproche de la fermeture du site, le 1er avril ». Le 1er avril, c’est la date prévue pour l’envoie des lettres de licenciements aux trois cents salariés de Sanmina Tourlaville…
Durant cette période difficile à vivre, il reste à expédier les affaires courantes, en assurant notament le service après-vente. Mais il n’y a plus suffisamment de travail, et le groupe Sanmina a donc proposé aux volontaires d’être mis en disponibilité à leur domicile. « Les personnes en disponibilité sont payées normalement, mais pour des questions comptables, Sanmina préfère cette formule plutôt que de conserver tout le monde dans l’usine », explique Lionel Guillard, le secrétaire du comité d’entreprise. Initialement, l’entreprise avait tablé sur cent soixante volontaire. Finalement, seules cents vingt personnes ont pour l’instant rejoint leur domicile. « L’idée est de permettre à ces gens de rechercher du travail dès maintenant, développe Lionel Guillard. La cellule de reclassement confiée à Altédia a donc ouvert lundi. Elle va étudier les dossiers au cas par cas.»
Les élus du comité d’entreprise enchaînent quand à eux les réunions pour finaliser le plan social. Après trois grosses journées de négociation à Paris, mi-janvier, les représentants du personnel et la direction de Sanmina avaient défini un accord de méthode, validé ensuite par la très grande majorité des salariés. « Maintenant, on reprend les éléments un par un, avec toujours la volonté de s’inspirer de ce qui a été fait sur les autres sites fermés par Sanmina », précise Lionel Guillard.
 
Comment répartir l’argent ?
L’enveloppe globale consacrée au plan social, elle, n’évoluera pas : Sanmina va mettre vingt-sept millions d’euros sur la table. Mais la ventilation de cette somme qui couvre des choses très différentes (financement de la cellule de reclassement, aide aux employeurs d’ex-Sanmina…) reste à préciser. L’exercice est long et difficile. «  Et comme Sanmina a fixé un calendrier très serré, les réunions se succèdent », commentent les représentants du personnel.
L’un des points les plus sensibles concerne évidement les indemnités complémentaires de licenciement. Sanmina a prévu d’y consacrer neuf millions d’euros, mais comment répartir cette somme entre les salariés ? « A l’ancienneté », répondent des salariés présents depuis des décennies dans l’entreprise.  « Selon un procédé égalitaire : une même prime pour tous », répliquent les plus jeunes. Pour l’instant, la question n’est pas tranchée. Lionel Guillard veut toutefois croire que la tension baisse un peu. « Nous avons bien expliqué à tout le monde qu’il y aura de toute façon un plancher minimum qui ne sera pas négligeable », explique-t-il.
Enfin, les discussions doivent maintenant entrer dans le vif du sujet concernant des projets de ré- industrialisation du site. Sous l’égide de l’état, des entrepreneurs éventuellement intéressés par les locaux et par la reprise d’une partie du personnel devront se faire connaître. « Mais si un projet aboutit, il faut que ce soit avant le 1er avril », note Lionel Guillard
Laurent GOUHIER    La presse de la Manche, samedi 16 février 2008
par Inter Syndicale
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Samedi 8 mars 2008


La société ALTEDIA en charge du reclassement du personnel est mise en place dès le lundi 11 février, les personnes désirant commencer leur recherche doivent téléphoner pour avoir un rendez-vous au numéro vert qui leur a été communiqué.

 

Société ALTEDIA

2 rue des Vindits

50100 Cherbourg-Octeville



Information au personnel tout les lundi à 10 h 30

 


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Samedi 8 mars 2008


L’accord de méthode négocié à Paris, a été finalisé et signé vendredi 1 février par les quatre organisations syndicales.

 

Les documents Livre 3 ont été remis aux membres présents du comité d’entreprise ce même jour.

 

La première réunion extraordinaire du comité d’entreprise sur le Livre 3 aura lieu le mardi 5 février.


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Samedi 8 mars 2008

Assemblée générale du personnel

 
 

Lundi 21 Janvier 2008

 

à 13H00 dans l’atelier

 

Présentation par l’intersyndicale des négociations qui se sont déroulées à Paris


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Samedi 8 mars 2008
Sanmina : « On nous prend pour des chiens »

Alors que les négociations avançaient doucement à Paris, les salariés de Sanmina ont manifestéaux grilles du site de Tourlaville mercredi.

« Ils veulent nous virer comme des chiens. Jusqu'ici, nous menions des actions tranquilles sans rien casser. Mais les gens en ont marre. S'ils poussent le bouchon trop loin, on ne pourra plus retenir nos gars. » Mercredi matin, Philippe Daireaux, représentant syndical élu au comité d'entreprise, était aux côtés des salariés de Sanmina aux grilles de l'entreprise. Après avoir appris que les négociations menées avec la direction du groupe, à Paris depuis mardi (1), n'avançaient pas, ils ont décidé de manifester leur colère.

« En décembre, nous avons accepté de continuer à livrer du matériel, avec la promesse de l'ouverture de négociations sur le volet social, poursuit Philippe Daireaux. On voit très vite, avec ce qui se passe à Paris, que rien n'est fait pour le plan de sauvegarde de l'emploi. Nous, on demande simplement de profiter de conditions identiques à celles qui ont prévalu lors de la fermeture du site de Grenoble, il y a deux ans. »

La poursuite des gardes

Les salariés tourlavillais, dont l'usine de fabrication de composés électronique doit fermer dans les mois qui suivent, estiment que leur direction « fait preuve de cynisme vis-à-vis de nous. Ils nous font à nouveau du chantage au dépôt de bilan, comme en décembre ». Pourtant, Philippe Daireaux explique que « certains clients n'ont pas intérêt à ce qu'on en arrive là. Comme Thalès, par exemple. Nous avons ici un de leurs bancs de test, une pièce unique, un prototype. Son prix n'est pas estimable. S'il y a dépôt de bilan, il est saisi et ils le perdent. »

C'est d'ailleurs parce qu'ils en connaissent la valeur, ainsi que du matériel produit, qu'ils poursuivent les gardes à l'entrée du site le week-end. La caravane installée pour l'occasion pendant les vacances de fin d'année sert toujours de refuge. « Nous les poursuivrons jusqu'à ce qu'on sache qu'on pourra partir dans de bonnes conditions. » Autre moyen de pression : en ralentissant la production et en bloquant les sorties de matériel, « nous bloquons les lignes d'Airbus de fabrication de l'A320 et de l'A380, ainsi que celles du Rafale ».

Les salariés, qui estiment s'être battus pour que Sanmina obtienne « les contrats Alcatel et Thalès » lors du rachat, veulent aujourd'hui être traités « autrement que par du mépris. C'est Cherbourg qui s'est battu en faisant grève et en négociant pour les obtenir. Mais aujourd'hui, Sanmina nous dit qu'ils engagent la même chose qu'ici en achetant une usine en Hongrie. Dans cinq ans, ils fermeront, exactement comme à Tourlaville. »


Gérald LEROUVREUR.


(1) Hier en début de soirée, représentants du personnel et direction de Sanmina, dont Ary Pilia, le n° 2 de Sanmina Corp., étaient toujours en négociation. Ils devaient se retrouver ce jeudi pour une nouvelle journée de discussions.

 
Ouest-France du 17 Janvier 2008
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Samedi 8 mars 2008

Depuis hier après-midi, une délégation de l’intersyndicale est en négociation pour avoir des garanties sur le volet social que Sanmina-SCI Corporation compte appliquer dans le plan de sauvegarde de l’emploi suite à la cessation d’activité du site de Tourlaville.

Les premiers résultats de cette réunion, confirme le cynisme de Sanmina-SCI envers les salariés.        La négociations a repris ce matin avec la présence de Mr Ari PILAI, Président des EMS monde et de son conseiller juridique.

Les salariés en ce moment même manifeste leur mécontentement face au mépris que montre Samnmina-SCI corporation à négocier.

 

A SUIVRE…

par intersyndicale
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Samedi 8 mars 2008


Mercredi 9 janvier 2008, en collaboration avec l’avocat du Comité d’entreprise, l’intersyndicale de Sanmina Tourlaville a  proposé un projet d’accord de méthode pour mettre fin à la situation de blocage que la direction entretient depuis des mois.

Ce projet intègre des garanties sur les mesures d’accompagnement que Sanmina devra mettre en place suite au projet de cessation d’activité du site de Tourlaville.  

Les différents échos nous font penser que la direction de Sanmina déforme volontairement les termes de ce projet afin de discréditer l’intersyndicale    

Par soucis de transparence précisons que l’objet de ce projet d’accord ne constitue pas une demande irréaliste pour les salariés mais simplement d’obtenir la garantie que les mesures d’accompagnement soient au moins au niveau de ce que les autres établissements fermés en France ont obtenu.

Un ultimatum de 8 jours a été fixé.

L’ensemble des salariés restent mobilisés et comprennent de moins en moins la stratégie de la chaise vide orchestrée par Sanmina Corp.

par intersyndicale
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