Vendredi 7 mars 2008


Pour Claude Bébéar, refuser les délocalisations est égoïste


Articles / Social, économie et politique
Date: 28 Nov 2007

Dans un point de vue à La Tribune, le président de l'Institut Montaigne et ex-président fondateur du Groupe AXA vante les «conséquences immensément positives» des délocalisations.

Pour M. Bébéar, les réfractaires aux délocalisations font preuve «d'une myopie totale quant [à leurs] conséquences immensément positives [...] pour l'avenir de la planète.» Et d'en exposer les motifs : • des prix plus bas pour les consommateurs des pays développés (qui osent encore se plaindre de la faiblesse de leur pouvoir d'achat !) grâce à des salaires et des «charges» beaucoup plus faibles qu'en France • une amélioration du niveau de vie des pays en voie de développement qui, au lieu d'être tributaires de la «charité» des pays développés (source de corruption), créent des emplois puis deviennent acheteurs de produits à valeur ajoutée fabriqués chez nous • une réduction progressive des déséquilibres Nord-Sud, meilleur moyen de lutter contre l'immigration clandestine massive et les conflits mondiaux. Lire tout l'article…

«Délocaliser est un devoir pour les entreprises», dit-il. «Les pays riches veulent garder leurs emplois et se protéger d'une immigration incontrôlée. Cette position reflète un égoïsme fondamental.» Nos chômeurs, altruistes malgré eux, apprécieront ! M. Bébéar oublie que la plupart des emplois délocalisés n'ont jamais été remplacés et que, pour des régions entières, c'est une catastrophe économique et sociale.
Si l'on va jusqu'au bout du raisonnement de M. Bébéar, alors pourquoi notre société ne traite-t-elle pas mieux ses privés d'emploi que l'on sacrifie, non seulement sur l'autel de la rentabilité, mais aussi pour résorber le déséquilibre Nord-Sud ? Au lieu de les stigmatiser, il faudrait les en récompenser !

Ce n'est pas la première fois que Claude Bébéar donne dans le cynisme. En cela, il rivalise avec Laurence Parisot.

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008


Une réunion informelle est programmée pour le mardi 4 décembre à 13h30 en la sous préfecture de Cherbourg afin de renouer le dialogue entre les membres du C.E et la direction Sanmina.


Seront présent à cette réunion, Diemart Gunther, responsable européen  des  usines  sanmina,  et  John Mc Loughlin, l'avocat du groupe.

Béatrice  Bursztein, avocate assistera les membres du C.E


.. a suivre.....

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

Article paru dans la presse de la Manche Jeudi 29 novembre


La fédération de la Manche du parti socialiste " réaffirme son soutien tout entier aux salariés de l'usine Sanmina, ainsi qu`à leurs familles qui vivent un drame social sans précédent ".

Pour Stéphane Travert, premier secrétaire fédèral du parti socialiste de la Manche, et membre du bureau national, l'annonce de la fermeture du site de Tourlaville " est catastrophique pour l'emploi dans le nord-cotentin et nous montre à quel point des patrons voyous méprisent leurs salariés et leur outils de travail ".

Et d'inviter ces salariés à ne " pas baisser les bras. Les socialistes ferons leur devoir en continuant à se mobiliser à leurs côtés et aussi auprès des élus de l'agglomération et de la région qui se battent bec et ongles pour créer les conditions d'espoir ".

Stéphane travert en appelle aux responsables nationaux du parti socialiste et à son secrétaire ( NDLR : François hollande ) pour que " notre mobilisation permettre le retrait du projet de la direction du groupe industriel ". Et d'appeler aussi les " citoyens et tous les élus départementaux à se mobiliser et à témoigner leur soutien aux salariés qui ne demande qu'à travailler et à mettre leurs compétences au service d'un projet industriel viable ".

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008


Article paru dans la presse de la Manche Jeudi 29 Novembre

Le PDG de Sanmina a peur : la réunion annulée

L'intersyndicale Sanmina Tourlaville s'étonne que le directeur de l'entreprise, Jim Ferguson, refuse une réunion du comité d'entreprise à la sous-préfecture, par crainte pour sa sécurité


L'intersyndicale rappelle les faits. " Mardi 13 novembre, Jim Ferguson, notre directeur, nous a remis un projet en vue d'une information du comité d'entreprise, concernant la cessation d'activité du site de Tourlaville. Après deux tentatives infructueuses, cette réunion n'a toujours pas eu lieu.  "

Lundi 26 novembre, par l'intermédiaire des avocats, la direction demandait aux syndicats la tenue d'une réunion informelle le jeudi 29 novembre afin de renouer le dialogue. " la direction nous proposait de l'organiser en dehors de Cherbourg pour une raison de sécurité. Malgré notre certitude au sujet de la sécurité et afin  de le rassurer ( Jim Ferguson ), nous avons proposé, en accord avec Monsieur le préfet,  d'organiser cette réunion à la sous-préfecture de Cherbourg. " Par l'intermédiaire de son cabinet d'avocats, " Jim Ferguson nous a fait savoir qu'il estimait ne pas encore avoir de garantie de sécurité suffisante... Quel autre lieu serait plus sûr que la sous-préfecture ?  A quel jeu joue Jim Ferguson ?  Depuis quand un directeur a t'il peur de venir dans  son usine ? " questionne l'intersyndicale de sanmina. Et d'ajouter, " Les trois cents employés de Sanmina s'inquiètent de cette situation dont dépend leur avenir "

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008


Paru  dans la  presse  de  la  Manche  samedi  24  novembre 

Bernard Cazeneuve et André Rouxel ( maires de Cherbourg-Octeville et de Tourlaville )

" Suite à L'épisode regrettable de jeudi à l'hôtel Mercure, où la direction de l'usine Sanmina à choisi de délocaliser son comité d'entreprise extraordinaire , nous voulons saluer l'esprit de responsabilité des salariés qui, jusqu'au bout, ont souhaité la tenue de cette réunion. Nous condamnons l'attidude provocatrice et méprisante de la direction à l'égard des personnels. Nous renouvelons notre soutien et notre solidarité avec les personnels de Sanmina. En étroite liaison avec eux, nous continuons de multiplier les iniatives visant à conserver une activité pérenne sur le site de production de Tourlaville "

Olivier Besancenot ( porte-parole de la ligue communiste révolutionnaire "

" Une fois de plus, les salariés sont traités comme de la main d'oeuvre jetable par les actionnaires  avides de profits maximum. Pour des motifs exclusivement financiers, Sanmina et ses actionnaires, en accord avec Thalès et Alcatel, a délibérément délocalisé dans des pays à bas coûts. A cette occasion, on peut regretter toute la démagogie des propos de Sarkozy pendant sa campagne électorale, lorsqu'il prétendait lutter contre les délocalisations. Je tiens à esprimer ma totale solidarité avec la révolte des salariés de Sanmina. "

Lettre de soutien à Sanmina

Charles Noêl Martin, candidat PS aux municipales de Querqueville, et Hubert Olivier, secrétaire de la section, nous prient de publier la lettre suivante :

" Dans ce moment d'intense émotion, nous souhaitons apporter tout notre soutien aux salariés de Sanmina et à leurs familles. Nous tenons à souligner le combat dignement mené par les salariés de cette entreprise, combat mené avec la forte implication du député, Bernard Cazeneuve et du maire André Rouxel. Il faut travailler simultanément à la mise en place d'un plan social et à l'avenir du site. Rappelons que la fermeture de Sanmina à Tourlaville signifie tout d'abord la perte de trois cents emplois directs. Pour l'agglomération, c'est la disparition d'une des rares industries de diversification et une perte de taxe professionnelle très importante (deuxième contributeur de la CUC), sans parler de l'impact sur l'économie et la vie sociale ( le commerce,les écoles, etc.) "

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

Article paru vendredi 23 novembre dans la presse de la Manche;
Par Laurent GOUHIER

« C'était une provocation délibérée »

Lionel GUILLARD le secrétaire du comité d'entreprise de Sanmnina, pense que la direction voulait piéger les représentants du personnel.

Comment analysez-vous ce qui s'est passé dans l'organisation du comité d'entreprise ?

Sanmina voulait jouer une entourloupe au comité d'entreprise. Il y avait une stratégie machiavélique pour nous déstabiliser: organisation de la réunion dans un hôtel, appel à des vigiles... La direction espérait que l'on mènerait la politique de la chaise vide et elle aurait ainsi déclaré que la phase d'information du comité d'entreprise était achevée. Très vite, le premier conseil de notre avocate a été que nous ne devions surtout pas quitter la salle. Et c'est finalement le directeur qui est parti !

 

Qu'est-ce que l'entreprise avait à gagner en essayant de vous faire quitter les lieux ?

Si elle parvenait à faire comme si le comité d'entreprise avait eu lieu, elle aurait gagné beaucoup beaucoup de temps. Elle aurait considéré que nous n'avions pas de questions, pas de remarques, et elle pouvait directement passer à la phase de consultation.

Au contraire, nous avons beaucoup de choses à dire pour combattre la stratégie de fermeture de notre site. Et tant que nous avons des questions à poser, l'entreprise a le devoir de nous répondre clairement, de façon argumentée. Cela peut prendre quelques mois.

 

Vous, vous ne vouliez pas que ce comité d'entreprise ait lieu ?

Évidemment nous ne sommes pas demandeurs d'un projet de cessation d'activité. Mais nous ne sommes pas venus pour faire de l'obstruction. Nous avons d'ailleurs fait plusieurs propositions : que la réunion ait lieu dans l'usine ou que nous poussions les murs amovibles séparant deux salles de l'hôtel. Matériellement, cette solution ne posait aucun problème. Mais la direction avait vraiment fait le choix de mettre le comité d'entreprise dans de très mauvaises conditions de travail.

 

Le directeur semble avoir vraiment peur de la réaction des salariés...

Il n'a pas de raison d'avoir peur de nous ! Depuis le début, tout le monde a réussi à garder son calme. Il n'y a pas eu de gestes déplacés, pas de dégradations. On ne comprend pas qu'un chef d'entreprise n'ose pas se rendre dans son usine... même s'il est vrai qu'on ne l'a guère vu plus de dix jours depuis qu'il a été nommé, en juillet. En fait, on pense que Jim Fergusson est un bon comédien et qu'il fait semblant d'avoir peur.

 
Et maintenant ?

Nous allons interpeller la direction pour lui faire part de notre incompréhension. La balle est dans son camp. Aujourd'hui, en tout cas, il n'y a ni vainqueur ni vaincu car nous aussi, nous avions des choses à dire, des arguments à faire valoir, et nous n'avons pas pu le faire. Le problème, c'est que la direction organise ses réunions comme elle gère cette usine, et ce n'est pas brillant

 
 

Sanmina : la direction se prend les pieds dans le tapis

Nouveau faux pas de la direction de Sanmina, hier : pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le comité d'entreprise n'a pas pu avoir lieu... et le patron est parti en catimini.

Sanmina est présenté comme un groupe qui a l'habitude de fermer des usines pour mieux en ouvrir d'autres dans des pays à bas coût. Pourtant, à Tourlaville, le géant mondial de l'électronique ne fait pas preuve de la plus grande maîtrise depuis qu'il a annoncé son intention de supprimer l'usine. À moins qu'il ne s'agisse d'une stratégie délibérée que personne n'a encore réussi à cerner.

D'abord, la semaine dernière, le directeur Jim Fergusson n'a pas voulu présider le comité d'entreprise chargé d'étudier le plan de cessation d'activité. Le patron avait mal vécu, dit-il, l'accueil réservé quelques jours plus tôt par le personnel. S'estimant menacé physiquement, il a même décidé de porter plainte. « Pourtant, les gens sont vraiment calmes ici ; il y a bien d'autres entreprises où, dans des conditions similaires, cela aurait déjà dégénéré », explique un syndicaliste.

Hier, nouvel épisode. Jim Fergusson a programmé le comité d'entreprise dans une salle de l'hôtel Mercure plutôt que d'organiser cette réunion dans l'usine. Visiblement peu à son aise, le directeur s'était fait accompagner par des vigiles (dont un qui ne l'a pas quitté de la journée). Problème, lorsque les membres du comité d'entreprise sont entrés dans la salle, ils ont immédiatement constaté qu'il n'y avait pas assez de place autour de la table, pas assez de chaises...

Les délégués du personnel ont donc fait venir un huissier pour constater l'exiguïté des lieux. L'huissier de la direction était quant à lui déjà sur place. On a donc sorti le mètre, on a compté les chaises. On a noté que le directeur avait pu brancher son ordinateur portable (et même qu'il était en connexion directe avec l'extérieur grâce à une carte 3G), alors que les autres n'avaient pas moyen de se brancher... Finalement, Jim Fergusson n'a donc à aucun moment pu ouvrir officiellement cette séance du comité d'entreprise.

« Traquenard »

« Mais pourquoi ne voulez-vous pas organiser cette réunion dans notre grande salle, dans l'usine ? Soyez rassuré, nous nous engageons à ce que les salariés continuent à faire preuve du plus grand calme », ont plusieurs fois demandé les représentants des salariés à Jim Fergusson. Dans le couloir, des dizaines de ces salariés ont acquiescé.

Le directeur, lui, n'a quasiment pas ouvert la bouche. Il a simplement fait savoir, par interprète interposé, que la réunion se déroulerait ici ou que, si les délégués empêchaient la tenue de ce comité d'entreprise, ils en porteraient la responsabilité. « Ah, le voilà le traquenard ! », ont répliqué les salariés.

« Mais au moins, poussez ce mur », ont fini par proposer les délégués. De l'autre côté de la paroi amovible de l'hôtel, une autre pièce avait en effet été réservée par Sanmina pour le déjeuner. Refus de la direction.

Finalement, peu après 12h30, Jim Fergusson a quitté la salle, tout le monde pensant qu'il allait satisfaire un besoin pressant. Le directeur a laissé son ordinateur portable, quelques effets personnels. Mais il n'est jamais revenu. Les personnes présentes devant l'hôtel l'ont vu partir en trombes en voiture. L'huissier a de nouveau été appelé sur les lieux pour dresser un constat de cette nouvelle situation. Une situation vraiment inédite.

Laurent GOUHIER

 

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

Déclaration du 20 novembre

 

 L’ensemble du personnel Sanmina et ses représentants remercient les syndicats des différentes entreprises présentes pour ce temps de parole.

 

   Notre entreprise a été créée à Cherbourg en 1960 sous le nom de Hortson. Elle est devenue Thomson puis Alcatel avant d’être rachetée en 2002 par Sanmina groupe américain de 48.000 salariés et dont l’actionnaire principal est AXA.

 

   Aujourd’hui nous sommes sous la menace d’une cessation d’activité envisagée par la direction pour février ou mars prochain. La fermeture de l’usine entraînera la suppression d’environ 600 emplois.

 

   Cette situation n’est pas due à un manque de commande de nos clients mais à la volonté de Sanmina. Pour des motifs exclusivement financiers, Sanmina et ses actionnaires en accord avec Thalès et Alcatel a délibérément délocalisé notre production dans des pays à bas coût.

 

   Pourtant avant les élections le candidat Sarkozy à promis de lutter contre les délocalisations. A ce jour, le président n’a rien fait pour sauver nos emplois.

Pour exemple, quand Jean Pierre Godefroy, sénateur de la manche, pose une question concernant notre avenir lors des questions au gouvernement, c’est Bernard Laporte, secrétaire d’état aux sports nouvellement embauché au gouvernement qui répond …

 

   Nous rappelons à Sarkozy que nous ne voulons pas travailler plus, nous voulons juste travailler.

 

   Nous constatons et ce malgré nos différents courriers, que les élus UMP brillent par leur absence.

 

   Le soutient de tous est primordiale pour défendre l’emploi dans le nord cotentin.

 

   Merci pour votre mobilisation. Nous comptons donc sur vous tous.

  

Cherbourg doit vivre ; Cherbourg ville forte

 
par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

Article  de la  presse  de la  Manche  samedi  17  Novembre 2007


       D'Hortson à  Sanmina 
   45 ans d'histoire industrielle



Avant Sanmina,  l'usine de  Tourlaville avait été Cherbourgeoise et  s'était appelée Hortson,  Thomson,  puis  Alcatel.   Flashback.

Pour  relancer  et  diversifier  l'économie locale, la municipalité Cherbourgeoise dirigée par Jacques Herbert avait concocté en 1960, un plan d'expansion économique visant à attirer à cherbourg de nouvelles entreprises. La première à mordre à cet hameçon est la firme Hortson, spécialisée dans la fabrication de projecteurs et de caméras pour le ciména, ainsi que dans le matériel électronique. Une usine une usine flambant neuve est construite au Maupas, dans la zone industrielle de batavia, et ouvre ses portes au début de l'année 1962. L'usine emploieune centaine de personnes et travaille pour des clients prestigieux tels que l'ORTF ou la télévision russe.

L'âge d'or

Début 1970, la firme Hortson est absorbée par le groupe Thomson. Pas de soucis majeurs pour l'usine cherbourgeoise, rebaptisée Thomson-CSF Audiovisuel, et qui commence à se spécialiser dans la production de systèmes de télévision en circuit fermé. Un bon filon pour l'usine locale qui fournit en caméras de surveillance des clients aussi prestigieux et divers que le RER parisien, le tunnel du Mont-Blanc ou les grottes de Lascaux ! Parallèlement, la production de l'usine cherbourgeoise se diversifie encore en fabriquant des caméras médicales, entravaillant sur les circuits électroniques de terminaux d'ordinateurs ou en intervenant en sous-traitance pour les CMN et l'arsenal (raccordement des systèmes d'armes des trois premiers SNLE de type Redoutable). En 1976, le site cherbourgeois absorbe la production de dispositifs électroniques pour faisceaux hertziens, qui va devenir sa spécialité. Nouveau sommet en 1979, avec la fabrications des radars équipant les Mirage F1 et les Etendard de l'armée de l'air : l'usine emploie alors 260 personnes.
Le rapprochement de Thomson avec Alcatel en 1984 ne porte pas ombrage à l'usine Cherbourgeoise, qui déménage même de ses vieux lacaux du Maupas (maintenant occupés par le pépinière d'entreprises) au début de l'été 1987, pour emménager dans une nouvelle usine de dix mille mètres carrés à Tourlaville
(l'actuelle usine Sanmina). Renforcement de l'atelier électronique, nouvelle chaîne de fabrication de relais mobiles pour la télévision, arrivée d'un atelier de traitement de surface en mécanique: l'usine tourlavillaise tourne à plein régime (plus de 400 salariés) pendant une dizaine d'années grâce à des contrats signées par sa maison mère avec l'Ilalie, l'Espagne, la Belgique ou encore l'Argentine, France Télécom ou industries de défense nationale.

La chute

En 2001, Alcatel entreprend une vaste opération de restructaration interne visant à se séparer de la plupart de ses usines. Spécilisée dans un domaine très pointu, l'usine Tourlavillaise (qui représente 17 % de production mondiale des faisceaux hertziens de petite et moyenne fréquence) est très convoitée par plusieurs repreneurs. Après plusieurs mois d'inquiétude, c'est finallement l'américainSanmina qui l'emporte en mai 2002. Sanmina s'est engagé à ne pas licencier. Et de son côté, Alcatel a promis des contrats aux américains. Quatre ans plus tard, la manne Alcatel se ferme, bouchant du même coup les perspective économique de l'usine Tourlavillaise. pendant un peu plus d'une année , l'usine et son personnel nagent dans l'incertitude. Au début 2007, on sait à quoi s'en tenir puisque l'usine Thailandaise faisant aussi partie du groupe Sanmina, fabrique exactement les mêmes produit que son homologue de Tourlaville, mais évidement pas au même prix. Même motif, même punition avec une autre usine Sanmina, celle-ci installée en Hongrie, qui c'est vue réattribuer un marché initialement décroché par Tourlaville. Dans l'usine du boulevard de l'est, la tension monte entre le personnel et la direction, tandis qu'on annonce la liquidation rapide de tous les contrats en CDD. Fin août, le responsable Europe de Sanmina rend son verdict : "Si d'ici un mois, un nouveau client n'est pas trouvé, il faudra prendre des dispositions". Au mois d'octobre dernier, on annonçait une année 2008 noire, avec un chiffre d'affaires prévisionnel de 36 millions d'euros. Il y a deux ans, ce même chiffre était de 123 milloins d'euros

Frédéric PATARD, article paru dans la presse de la Manche samedi 17 novembre 2007

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

Voir  l'article de presse  de  Ouest-France , paru  ce jour,  samedi  17  novembre


www.cherbourg.maville.com/actu/actudet.php?abo=176273&serv=21&idDoc=467942&idCla=dep

par intersyndicale
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Vendredi 7 mars 2008

A voir dans la presse de la Manche, de ce jour, samedi 17 novembre, les articles page 3.
Notamment l'article :


      D'Horton à Sanmina
45 ans d'histoire industrielle

par intersyndicale
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