Samedi 8 mars 2008

Article paru dans la presse de la Manche samedi 16 février 2008 

Les trois cents salariés de l’usine Sanmina de Tourlaville attendent avec résignation les lettres de licenciement prévues le 1er avril, cent vingt personnes sont mises en disponibilité à leur domicile.


Chronique d’une mort annoncée. L’ambiance est évidement morose dans les ateliers de l’usine Sanmina de Tourlaville. « Les salariés attendent avec résignation que ça se passe ; ils savent que chaque jour nous rapproche de la fermeture du site, le 1er avril ». Le 1er avril, c’est la date prévue pour l’envoie des lettres de licenciements aux trois cents salariés de Sanmina Tourlaville…
Durant cette période difficile à vivre, il reste à expédier les affaires courantes, en assurant notament le service après-vente. Mais il n’y a plus suffisamment de travail, et le groupe Sanmina a donc proposé aux volontaires d’être mis en disponibilité à leur domicile. « Les personnes en disponibilité sont payées normalement, mais pour des questions comptables, Sanmina préfère cette formule plutôt que de conserver tout le monde dans l’usine », explique Lionel Guillard, le secrétaire du comité d’entreprise. Initialement, l’entreprise avait tablé sur cent soixante volontaire. Finalement, seules cents vingt personnes ont pour l’instant rejoint leur domicile. « L’idée est de permettre à ces gens de rechercher du travail dès maintenant, développe Lionel Guillard. La cellule de reclassement confiée à Altédia a donc ouvert lundi. Elle va étudier les dossiers au cas par cas.»
Les élus du comité d’entreprise enchaînent quand à eux les réunions pour finaliser le plan social. Après trois grosses journées de négociation à Paris, mi-janvier, les représentants du personnel et la direction de Sanmina avaient défini un accord de méthode, validé ensuite par la très grande majorité des salariés. « Maintenant, on reprend les éléments un par un, avec toujours la volonté de s’inspirer de ce qui a été fait sur les autres sites fermés par Sanmina », précise Lionel Guillard.
 
Comment répartir l’argent ?
L’enveloppe globale consacrée au plan social, elle, n’évoluera pas : Sanmina va mettre vingt-sept millions d’euros sur la table. Mais la ventilation de cette somme qui couvre des choses très différentes (financement de la cellule de reclassement, aide aux employeurs d’ex-Sanmina…) reste à préciser. L’exercice est long et difficile. «  Et comme Sanmina a fixé un calendrier très serré, les réunions se succèdent », commentent les représentants du personnel.
L’un des points les plus sensibles concerne évidement les indemnités complémentaires de licenciement. Sanmina a prévu d’y consacrer neuf millions d’euros, mais comment répartir cette somme entre les salariés ? « A l’ancienneté », répondent des salariés présents depuis des décennies dans l’entreprise.  « Selon un procédé égalitaire : une même prime pour tous », répliquent les plus jeunes. Pour l’instant, la question n’est pas tranchée. Lionel Guillard veut toutefois croire que la tension baisse un peu. « Nous avons bien expliqué à tout le monde qu’il y aura de toute façon un plancher minimum qui ne sera pas négligeable », explique-t-il.
Enfin, les discussions doivent maintenant entrer dans le vif du sujet concernant des projets de ré- industrialisation du site. Sous l’égide de l’état, des entrepreneurs éventuellement intéressés par les locaux et par la reprise d’une partie du personnel devront se faire connaître. « Mais si un projet aboutit, il faut que ce soit avant le 1er avril », note Lionel Guillard
Laurent GOUHIER    La presse de la Manche, samedi 16 février 2008
par Inter Syndicale
par intersyndicale
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Voir tous les articles

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Blog : Politique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus