Tourlaville
Après avoir vécu la cessation d'activités de leur usine en novembre, les 300 salariés de l'entreprise Sanmina ont reçu leur lettre de licenciement. Depuis plusieurs semaines, certains
étaient
"en disponibilité" et d'autres, dans une ambiance tendue, étaient sur le site, sans travail ou presque, attendant la date fatidique ou un éventuel.
Un repreneur ?
Le député maire de Cherbourg, bernard Cazeneuve, ainsi que le maire de Tourlaville travaillent actuellement avec un industriel français spécialisé dans l'électronique. Ce dernier s'engagerait à
réemployer environ 70 personnes. Il s'agirait là d'une première tranche de réindustrialisation qui pourrait en appeler d'autre par la suite. Une autre entreprise de mécanique pourrait également
s'installer sur le site et employer une quinzaine de personnes.
Seul problème, les repreneurs ne souhaitent pas recheter le site mais louer seulement environ la moitié des actuels ateliers électroniques. Sanmina de son côté cherche à vendre les locaux.
L'idée serait alors qu'une
"société de portage" rachète le site après la mise en place d'une procédure d'expropriation pour pouvoir louer les locaux aux
repreneurs. Une solution, selon Bernard Cazeneuve : faire comprendre aux dirigeants de sanmina qu'un effort de leur part sur la disponibilité des batiments
"étant donné les
conditions précipités de leur départ" serait le bienvenu
La Manche Libre - édition du samedi 5 avril 2008