Article paru dans la presse de la Manche
Cofidur : le travail pourrait commencer mardi
Cofidur pourrait finaliser dès lundi la reprise partielle de l'usine Sanmina.
Si c'est le cas, une quinzaine de personnes pourraient être au travail dès le mardi car le client Alcatel est pressé
Cofidur continue à négocier avec Sanmina. Mais même sie le groupe affiche encore une relative prudence, le dossier est assez avancé pour entrer dans une
phase opérationnelle : les entretiens d'embauche ont déjà commencé.
Selon nos informations, les discussions ont toutes les chances d'être bouclées lundi. Ces derniers jours, ce sont les conditions d'occupation des locaux qui ont dû être affinées. Sanmina, qui
est toujours propriéraire des murs, souhaitait au départ les louer pour une durée ne dépassant pas seize mois (avec l'espoir de pouvoir ensuite vendre les installations). Pour l'industriel, la
visibilité est un peu courte; et il semble que Sanmina soit sur le point d'allonger le delai.
Une fois que ce dernier point sera réglé, le travail pourra commencer. Probablement dès mardi !
Le client Alcatel est en effet extrêmement pressé. En raison de l'annonce de la fermeture de l'usine Sanmina, le service apès-vente n'a été assuré que très partiellement depuis de longues
semaine, et le retard s'est accumulé.
Alcatel, qui a accepté de paser commandes à Cofidur, ne souhaite pas donc perdre plus de temps.
La stratégie de Cofidur consiste à embaucher d'abord une quinzaine de personnes. Ce sont ces salariés qui pourraient être à poste dès mardi. Ensuite, et très rapidement, une quarantaine de
personnes occuperaient un gros tiers de l'usine Sanmina. Une partie de la main d'oeuvre sear embauchée en contrat à durée indéterminée, les autres se voyant proposer un CDD dans un premier temps. Au bout de sic mois, Cofidur devrait y voir plus clair sur le niveau moyen de plan de charge et affinera alors son programme d'embauches. "
Nous allons y perdre un peu de salaire car beaucoup d'entre nous touchaient 15 % de salaire en plus en raison de leur ancienneté dans l'entreprise, commentent des techniciens de
Sanmina. Mais on sait bien que si on veut continuer dans l'électronique et rester à Cherbourg, il n'y a pas d'autre possibilités"
En plus, le personnel a vraiment envie de tourner au plus vite la page Sanmina. " Pour le licenciement, ils ont nous encore fait preuve de leur "savoir faire",
ironise un salarié. Ils ont insisté pour que les discussions sur le plan social soient bouclées le 31 mars aux prix de longues réunions. Mais ils n'ont même pas préparé encore les
letrres de licenciement et il n'y a personne ici qui soit habilité à la signer. Il est donc probable que les licenciements ne soient notifiés avant le milieu de la semaine
prochaine."
L.G. - La presse de la Manche - vendredi 4 avril 2008
par intersyndicale
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